ITV : Jérôme, JRI (2/2)

portrait de Jerome, JRI

Deuxième et dernière partie du portrait de Jérôme, Journaliste Reporter d’Images (JRI). Dans cette article, il nous explique son travail de journaliste et l’importance de sa présence sur tous les terrains.

Lire la première partie.

Témoigner partout

Jérôme a déjà vécu des situations difficiles, dangereuses qui sont aussi une réalité pour le JRI. Dans l’imaginaire collectif, le JRI est une sorte d’Indiana Jones avec une caméra à la place du fouet, parcourant les pays en guerre.


Jérôme
 : Je dirais, une caméra à la place d’un stylo ! Le JRI doit avant tout « écrire » ce qu’il voit, et le raconter, avec sa caméra. 
Le terrain n’a pas d’équivalent ! Le contact humain, le témoignage en direct, le vécu… c’est cela la base du journalisme.. Bien sûr ce n’est pas tout le monde qui voudra s’aventurer partout dans le monde, ça fait rêver mais attention, ce n’est pas facile ! Mais gare aux mythes ! Le grand reportage existe aussi à deux pas de chez vous ! Un bon journaliste n’est pas seulement celui qui prend un avion chaque semaine ! Ouvrir les yeux c’est d’abord cela être journaliste, et observez bien parfois il y a des histoires à raconter tout près de chez vous…

 

Filmer les gens

En tant que journaliste, le JRI va à la rencontre des gens. Se faire accepter pour pouvoir travailler dans les meilleures conditions et faire témoigner ces personnes qui vivent sur place.

Jérôme : Le contact humain est très important sur certains tournages !

Avoir une caméra devant soit peut être très intimidant, voir irrespectueux dans certains pays, certaines cultures… Alors n’oubliez jamais de parler et d’expliquer ce que vous faites lorsque vous êtes sur le terrain… Evidemment si vous filmez un conflit ou des personnes non fréquentables, faites le contraire et restez caché ! (rires)

 

Est ce que le métier d’informer prend le dessus sur la composante voyage/découverte ?

L’idéal est d’avoir un équilibre entre tout ça… Car informer c’est aussi retranscrire ce que l’on ressent.

Mais l’info va très vite, une info en chasse une autre, notamment en TV, il n’y a hélas pas trop de place au rêve… Sachez apprécier chaque instant…

 

Te consideres-tu comme un grand voyageur ?

Je me considère comme un voyageur passionné. Très jeune je me suis dit « je ne peux pas être venu sur cette Terre sans en connaitre les moindres recoins ». J’ai encore énormément de choses à voir, j’en verrai le plus possible, que ce soit en travaillant ou non… il n’y a pas plus heureux que moi lorsque j’ai entre les mains un billet d’avion…

 

Un grand merci à Jérôme pour avoir répondu à mes questions !

  1. PierrePierre07-26-2012

    Très bonne interview! ON voit toute la difficulté entre l’idéal et la réalité.
    J’aime beaucoup ce genre de personne.
    Reporter international est tout à la fois un métier qui fait rêver mais qui est aussi très difficile.
    Merci pour le partage.

    • RomainRomain07-27-2012

      Bonjour Pierre,
      En effet, le mot JRI évoque « reportage hors du commun », « super-journaliste », le terrain, la vadrouille…Sans oublier ce que rappelle Jérome dans l’interview, il faut faire ce même travail devant notre porte.

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