Composition de l’image : Un tiers, un tiers et… un autre tiers

Quel est la différence entre un bon et un mauvais cadre ?
Y’a le bon cadre…et  le mauvais cadre…plus ou moins.
Empiriquement, un bon cadre sera plus joli, plus harmonieux qu’un autre. Mais il va également être plus graphique, avoir plus d’impact et donner un sens de lecture. Utilisons la règle des tiers pour composer nos cadres.

Lignes de force

Un cadre se décompose en lignes de force. Lignes où l’œil s’attarde le plus et y attache le plus d’importance. Un élément placé sur ces lignes gagnera donc en attention. On travaillera notre composition de l’image en tâchant de construire notre cadre à partir de ces repères.
Le cadre est découpé par 2 lignes horizontales, et 2 verticales.

On dispose ainsi d’un quadrillage pour composer notre cadre. Sur certaines caméras ou appareils photo, il est possible de l’afficher en passant par le menu. Il est souvent présentée comme « aide au cadrage » ou « quadrillage ».

Chaque ligne partage le cadre en un tiers/deux tiers.

On pourra se servir d’une de ces lignes horizontales comme repère pour un horizon de paysage par exemple.

Mais comme nous en avons deux, une basse et une haute, on va avoir un choix à faire ! Et oui, on reste des artistes quand même !

Selon que vous placerez votre ligne d’horizon en haut ou en bas du cadre, vous donnerez plus d’importance à une partie de l’image. Deux fois plus : le ciel plutôt que la terre, la mer plutôt que le quai, etc…

 

De la même façon, on pourra utiliser les lignes verticales pour construire notre cadre dans une configuration riches en hauteurs, bâtiments, tours…

 

Points de force

Dans le même cadre, nous avons 2 lignes de force horizontales, et 2 lignes de force verticales. Et devinez quoi…elles se croisent ! Ce qui nous donne 4 points de croisement.

Ce sont des zones qui auront le plus d’impact sur notre photo. C’est sur ces points de force que nous devront placer l’élément principal de notre cadre.

En décalant notre biche sur un tiers de l’image ou carrément sur un point de force du cadre, l’image devient plus harmonieuse et se construit autour de son élément central : le cervidé.

 

 

Sens de lecture.

4 points de force. On la met où notre biche ? Comme dans l’exemple du paysage, le placement sur un point de force haut ou bas se fera en fonction du paysage : veut-on montrer le champs, l’orée de la forêt ?

Reste un choix qui en ces temps électoraux n’est pas toujours facile : à droite ou à gauche ?

Remplaçons notre biche par une vache…bon ben c’est pareil. Mais on va utiliser le mouvement et l’orientation de notre animal pour construire notre cadre.
Repérons la direction du regard ou du déplacement.

Notre vache se dirige vers la gauche. Donc laissons-lui de la place à gauche du cadre. On aère ainsi l’image, on donne également un sens de lecture à l’image.

Si on l’avait cadré dans l’autre sens, on aurait emprisonné notre vache, donnant un sentiment d’étouffement.

 

En résumé

  • Imaginez vos lignes de forces aux tiers du cadre quand vous filmez.
  • Visualisez les points de force.
  • Servez-vous de ces lignes et de ces points pour composer votre cadre, ou pour le corriger.
  • Donner de l’air dans le sens du regard ou du mouvement de votre vache ou de votre biche (liste non exhaustive).

 

Hors-la-loi

Vous connaissez la règle. Maintenant rien de vous n’empêche de la transgresser. Vous savez donner de l’importance à une zone plutôt qu’à une autre.Mais pourquoi ne pas diviser le cadre en 2 au lieu de tiers pour marquer un équilibre, ou un contraste.
Vous savez aérer votre cadre et donner une direction au cadre. Il peut être intéressant de faire le contraire pour étouffer votre sujet. L’impact de votre cadre sera renforcé.

A vous de laisser votre message trzansparaître !

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