ITV : Andrey Ivanov, expérimentateur inspiré

Andrey a signé 2 films réalisés lors de ses voyages en solo : «Alone in Bali» et «Alone in Népal». 2 vidéos mises en avant sur Le monde qui tourne, le blog. Aujourd’hui, essayons de savoir ce qui anime cet étudiant de Montréal.

Expérimentateur insatiable

Andrey est d’abord un créateur, ou plutôt un témoin actif de créativité. Toujours en recherche d’inspiration, il s’interroge sur les origines, les moyens et les motivations des idées et créations qu’il glane au gré de ses recherches. Il compile tout cela sur son blog «curation is best»,  andreysivanov.tumblr.com.

Andrey : L’idée est simplement de regrouper les images qui m’inspirent et me pousser à me demander dans quel contexte j’aurais pu prendre telle ou telle photo.

On oublie souvent à quel point la créativité de chacun est unique et on se prive d’essayer les choses pour soi-même, pensant généralement que le même outil donne toujours le même résultat.

Andrey a choisit la multicompétence et l’ouverture à la spécialisation. Il essaie d’expérimenter chaque idée et de s’en servir pour évoluer.

La plupart de mes projets sont des prototypes desquels je m’inspire pour progresser, d’où l’importance de ne pas être perfectionniste et de travailler sur n’importe quelle idée spontanée.


A propos de la série « Alone in »
 
La série présente deux histoires de voyage différentes. La motivation derrière ces voyages était tout simplement d’oser réaliser des choses pour lesquelles je ne me sentais pas encore prêt : partir seul, explorer l’Indonésie, traverser l’Himalaya et surtout de prendre des risques pour filmer des scènes mémorables. Le voyage au Népal s’est un peu décidé tout seul à vrai dire, j’ai été inspiré par une photo de Mitchell Kanashkevich,

j’ai volontairement oublié de m’inscrire à des cours pour l’hiver, j’ai acheté un billet, je n’en ai pas parlé à mes amis et je suis parti.

 

 

 

 

 

Une recette pour équilibrer ses vidéos ?


J’ai pensé à quelques scènes intéressantes avant de partir, mais arrivé sur place (autant à Kuta, Bali, qu’à Kathmandu), j’ai compris assez rapidement qu’il était impossible de prévoir quoi que ce soit dans le chaos d’une culture inconnue.

La plupart du temps il suffit de m’inclure dans l’action, puis de filmer de petits bouts (jamais plus de 20 secondes, sauf exceptions) sans trop me faire remarquer. J’essaie d’équilibrer ce que je capture avec ce que je veux voir au montage. Je me tiens généralement à 30% d’action et de personnes, 30% du personnage principal et 40% de belles vues.

 

Quel équilibre entre le voyage et le film ?

Excellente question, je me la suis souvent posée lors des voyages, mais j’ai aussi réalisé que l’équilibre entre les deux se maintient généralement tout seul.

Au niveau de la vidéo, la GoPro est petite et constamment attachée à ma main alors je ne fais aucune distinction entre filmer et voyager.

Par contre, côté photo j’ai souvent eu plus de mal à faire le choix de sortir la caméra ou non, mais après avoir manqué quelques belles occasions, j’ai fini par appliquer le même principe que pour la GoPro. J’ai attaché l’appareil photo à ma main jusqu’à en finir par oublier qu’il était là, puis le reste du voyage s’est fait en toute simplicité créative, me permettant de prendre en photo les moments les plus spontanés.


Filmer avec un Iphone

J’ai essayé quelques applications iPhone, dont Camera!, qui permet de choisir un point d’exposition et de focus différent. Par contre, entre le moment où je voyais quelque chose d’intéressant et le moment où j’arrivais à ouvrir l’application il était trop tard. J’ai fini par pencher vers l’application originale du iPhone, accessible en moins de 3 secondes.

Un petit conseil pour les montagnes froides : garder le iPhone dans ses poches et dans le sac de couchage la nuit puisque la batterie se décharge très rapidement dans le froid.

 

Comment gérer tous ces heures de clips en vue du montage ?

Je finis d’habitude avec environ 4 ou 5 heures de vidéo en 800 clips différents, d’où l’importance de trier à la moindre occasion lors du voyage, ce qui permet aussi de voir quels éléments il manque et organiser le reste du voyage en fonction de ça.

Mais j’évite de tous les regarder lors du voyage, un peu dans le but de me garder un suspense et me donner envie de faire le montage. Pendant le tournage, c’est aussi bien d’avoir une petite ligne directrice qui aide à assembler ce qui n’aura plus de lien lors du montage, ce qui, dans le cas du Népal, a été de filmer mes pieds dans différents climats.

En bref, le montage prend environ un mois à réaliser et transforme 4 heures de vidéos en 4 minutes de clip en slow-motion, d’où l’importance d’avoir des scènes très courtes et animées. 

Les coups de cœur de ces 2 voyages :

Coup de cœur à Bali : définitivement la vie sous l’eau. Les récifs sont incroyables, Rien n’est plus plaisant que de passer plusieurs jours à nager au même endroit pour enfin pouvoir filmer une tortue ou un poisson extraordinaire.

 Coup de cœur au Népal : les montagnes à n’en plus finir, me lever tous les jours pour marcher à travers les vues les plus fascinantes avec une curiosité inépuisable pour les gens qui les habitent.

Leave a Reply